
Désormais règne un silence tumultueux
Sur les nuits – l’aurore menace le sommeil
Évanoui – les flots déliés d’idées élimées
Se balancent sur le sang de l’enfance bleue.
“Il faut lutter pour vaincre, vivre libre ou mourir !”
– Que reste-t-il à celui qui ne tient pas l’arme ?
Le froid tord l’estomac, le fer brûle le palais –
Céder mène à la mort ; fuir pour reprendre corps ?
Tremble la lumière fixe du lampadaire
Vacille la pupille bleue, glacée mais fière,
Sautille, saccade, spasme, crampe la chaire
Où s’abolit toute volonté,
J’ai chuté.
Aux survivants et aux autres
